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Pierre B. | Trapped in Athens ~ Une vie en suspens ~ Pris au piège à Athènes.
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Une vie en suspens ~ Pris au piège à Athènes.

Tout a commencé en 2015 quand une vague de migrants est arrivée sur l’Europe. Depuis la situation a evolué et des camps ont vu le jour.

Quel est le  mode de vie des refugiés qui vivent dans ces camps?

J’ai vécu dans un de ces camps avec un groupe de jeunes réfugiés dans la banlieue d’Athenes. Pour certains cela fait un an que leur vie est en suspens. Ils s’occupent comme ils peuvent en attendent leur rendez-vous avec les administrations grecques qui pourront peut être leur délivrer leur papier de séjour ou bien accepter leur demande d’asile.

Ils ont quitté leur pays il y a bien longtemps et sont à la recherche d’un meilleur present et futur.

Venant du Liban, de Palestine, d’Erythree, d’Afghanistan, d‘Iran, d‘Irak, de Syrie et de bien d’autres horizons ils fuient la guerre, la pauvreté ou tout simplement ils viennent tenter leur chance en europe.

Pendant une semaine j’ai vécu à leur côté et j’ai observé leur mode de vie. Leurs journées sont rythmées par quelques heures de cours de langue grecque pour ceux qui ont l’intention de rester en Grece, mais en général ils font une grande pause dans leur études. Dans la journée ils boivent  du thé et partagent un repas  au milieu des lits superposés dans leur refuge. Le reste du temps ils improvisent: une sortie pour  pêcher sur les bords du Piree, une baignade sur les côtes d’Athenes, une marche au centre ville, une partie de football, fumer la chicha, un salon de coiffure improvisé dans le camp, tenir à jour leur Facebook, regarder des films sur leur telephones portables, quelques heures de sieste, faire quelques emplettes pour avoir de quoi varier les repas de ces affreuses pâtes distribuées par les ONG. Le soir ils sortent au centre- ville , comme des gens normaux, rêvent à la nuit tombée sur les hauteurs d’Athenes aux côtés des ruines historiques de l’Acropole, prennent des photos de leur virées nocturnes.

Ils mènent une double vie celle des réfugiés qui ont risqué leur vie pour venir vivre en Europe et celle, de la generation 2.0 , connectée  24h sur 24, pas un soupçon de leur réelle situation sur les réseaux sociaux.

Le desoeuvrement, les conditions de vie dans lesquelles ils vivent, les rats qui passent sous les refuges, le camp qui tombe en ruine petit à petit, l’attente leur font perdre espoir. Beaucoup d’entre eux sont diplomés de grandes écoles dans leurs pays respectifs et tout ça n’est pas vraiment la vie qu’ils espéraient avoir en venant en Europe.

Ils aiment profondément leur pays d’origine, leur culture et leur traditions et ont toujours l’espoir de pouvoir revenir y vivre en paix .Mais en attendant ils veulent vivre tout simplement

Trapped in Athens.

We now all acknowledge the big wave of refugees that arrived in Europe in 2015. Since then,  and camps have emerged and the situation has evolved.

I lived in one of these camps with a group of young refugees in the suburbs of Athens. For some it has been a year since their life is been suspended. For some it has been a year since their normal previous life has been suspended waiting for their appointment with the Greek authorities, who may be able to issue them their residence papers or accept their asylum application.

They left their country long ago and are looking for a better present and future.

Coming from Lebanon, Palestine, Eritrea, Afghanistan, Iran, Irak , Syria and many other countries, they are fleeing from war, poverty or just getting the opportunity to try their luck in Europe.

For a week I lived by their side and I watched their way of life. Their days are punctuated by a few hours of Greek language courses for those who intend to stay in Greece, but in general they take a long break in their studies. During the day they drink tea and share a meal in the middle of the bunk beds in their shelter. The rest of the time they improvise: an outing to fish on the banks of the Pireaus, a swim on the coasts of Athens, a walk downtown, a football game, smoking shisha, an improvised hairdressing salon in the camp, keeping their Facebook accounts up to date, watching movies on their mobile phones, a few hours of nap and when they can, food shopping to avoid these awful regular meal consisting either from pasta or beans distributed by NGOs. In the evening they go out into the city center, like normal people, dreaming at nightfall on the heights of Athens alongside the historical ruins of the Acropolis, taking pictures of their nocturnal journeys.

They lead a double life, that one of refugees who risked their lives to come to live in Europe and this of the generation 2.0, connected 24 hours a day, carefully covering their real situation on the social networks.

The idleness, the conditions of life in which they live, the rats that pass under the shelters, the camp which falls into ruin little by little, waiting cause them to lose hope. Many of them have graduated from major schools in their respective countries and all this is not really the life they hoped to have when they came to Europe.

They deeply love their country of origin, their culture and their traditions and always have the hope of being able to return to live there in peace. But in the meantime they just want to live.

More:
Refugee camp in the suburb of Athens.
Palestine, Lebanon, Erythree, Irak, Iran, Syria, Afghanistan.

English translation below